FCDM

La Saine Cène Biblique

3 Infos :

A) Quelques versets concernant la Cène Biblique.

B) Saines Réflexions supplémentaires pour bien vivre la Cène.

C) Ligne du Temps (résumée) de la Cène.

A) Quelques versets concernant la Cène Biblique.

a) La prière de bénédiction et de remerciement faite par Jésus pour la nourriture (le pain…) lors du repas du soir (souper habituel et commun : Dieu pourvoit…) :

Luc 24: 30 – 32.

30 Il (Jésus) se mit à table avec eux, prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le partagea et le leur donna.

31 Au même moment, des écailles tombèrent de leurs yeux et ils le reconnurent… mais, déjà, il avait disparu.

32 Alors ils se dirent l’un à l’autre : — N’avons-nous pas senti comme un feu dans notre cœur pendant qu’il nous parlait en chemin et lorsqu’il nous découvrait le sens des Ecritures ?

33 Ils se levèrent de table et repartirent sur l’heure à Jérusalem. Ils y trouvèrent les Onze réunis avec d’autres disciples.

34 Tous les accueillirent par ces paroles : — C’est vrai ! le Seigneur est réellement ressuscité, il s’est montré à Simon.

35 Alors les deux disciples racontèrent à leur tour ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils avaient reconnu Jésus au moment où il avait partagé le pain.

b) Institution de la Cène par Jésus :

Luc 22 : 14 – 15 – 20 – 21.

14 Quand ce fut l’heure, Jésus se mit à table avec les apôtres.

15 Il leur dit : — J’ai vivement désiré célébrer ce repas pascal avec vous, avant de souffrir.

16 En effet, je vous le déclare, jamais plus je ne le mangerai jusqu’au jour où tout ce que cette Pâque signifie soit réalisé dans le Royaume de Dieu.

17 Puis il prit une coupe, prononça la prière de remerciement et dit : — Prenez cette coupe et partagez-la entre vous,

18 car, je vous le dis, désormais je ne boirai plus du fruit de la vigne avant que le Règne de Dieu ne soit venu.

19 Ensuite il prit du pain, prononça la prière de remerciement, le partagea en morceaux et les leur donna en disant : — Ceci est mon corps qui va être donné pour vous. Faites cela, plus tard, en souvenir de moi.

20 Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant : — Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu signée par mon sang qui va être répandu pour vous … 

21 D’ailleurs, voici, celui qui va me livrer est ici, à cette table …  il mange avec moi … 

Etapes :

1) La prière de remerciement faite par Jésus (toujours en vie) pour le vin en premier sans explication précise + suivi du partage du vin.

2) Le pain en second avec explication + suivi du partage du pain.

3) Prise de la coupe de vin pour la 2ème fois avec explication…

4) Lors du (souper) dernier repas pascal juif de Jésus avec ses amis.

5) Ce repas devient le 1er repas pascal chrétien ‘‘cènique’’.

(Jésus et ses disciples y chantent les psaumes de la fête juive…).

Marc 14 : 22 - 25.

22 Pendant le repas, Jésus prend du pain. Il dit la prière de bénédiction, il partage le pain et le donne à ses disciples en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »

23 Ensuite, il prend une coupe de vin. Il remercie Dieu, il donne la coupe à ses disciples et ils en boivent tous.

24 Jésus leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance de Dieu. Il est versé pour un grand nombre de gens.

25 Je vous le dis, c’est la vérité : je ne boirai plus de vin jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. »

26 Jésus et les disciples chantent les psaumes de la fête. Ensuite, ils vont au mont des Oliviers.

Etapes :

1) Jésus prend le pain, prière de bénédiction, le partage et l’explique.

2) Jésus prend le vin, prière de remerciement, donne la coupe et explique.

Jean 13 : 1 - 21 - 30.

1 C’est le dernier jour avant la fête de la Pâque. Jésus sait que le grand moment arrive pour lui : il doit quitter ce monde et aller auprès du Père. Il a toujours aimé ses amis qui sont dans le monde, et il les aime jusqu’au bout.

2 Jésus et ses disciples prennent le repas du soir. L’esprit du mal a déjà mis dans le cœur de Judas, le fils de Simon Iscariote, l’intention de livrer Jésus.

3 Mais Jésus est venu de Dieu et il va auprès de Dieu. Jésus sait cela, et il sait aussi que le Père a tout mis dans ses mains.

4 Pendant le repas, il se lève, il enlève son vêtement de dessus et il prend un linge pour le serrer autour de sa taille.

...

10 Jésus lui répond : « Celui qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver, sauf les pieds. En effet, il est propre tout entier, il est pur. Vous, vous êtes purs, mais pas tous. »

11 Jésus sait qui va le livrer, c’est pourquoi il dit : » Vous n’êtes pas tous purs. »

...

18 « Je ne parle pas de vous tous, je connais ceux que j’ai choisis. Mais ce qui est écrit dans les Livres Saints doit se réaliser. En effet, on lit : “Celui qui partageait ma nourriture est devenu mon ennemi.”

19 Je vous le dis maintenant, avant que cela arrive. De cette façon, quand cela arrivera, vous croirez que ‘‘Je suis.”

20 Oui, je vous le dis, c’est la vérité : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, c’est moi qu’il reçoit. Et la personne qui me reçoit, reçoit aussi celui qui m’a envoyé. »

21 Après que Jésus a dit ces paroles, son cœur est troublé et il déclare : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : l’un de vous va me livrer. »

22 Les disciples se regardent les uns les autres, ils ne savent pas de qui Jésus veut parler.

23 L’un des disciples, celui que Jésus aime, est assis à côté de Jésus.

24 Simon-Pierre fait un geste pour dire à ce disciple : » Demande à Jésus de qui il parle. »

25 Alors le disciple se penche vers Jésus et il lui demande : « Seigneur, qui est-ce ? »

26 Jésus lui répond : « Je vais tremper dans le plat un morceau de pain. Celui à qui je vais donner le morceau, c’est lui qui va me livrer. » Jésus trempe dans le plat un morceau de pain et il le donne à Judas, fils de Simon Iscariote.

27 Judas le prend, et aussitôt Satan entre en lui. Jésus dit à Judas : « Fais vite ce que tu dois faire. »

28 Parmi les disciples qui sont là, personne ne comprend pourquoi Jésus dit cela.

29 C’est Judas qui garde l’argent, alors quelques-uns pensent que Jésus a voulu dire : « Va acheter ce qu’il faut pour la fête », ou : « Va donner quelque chose aux pauvres. »

30 Judas prend donc le morceau de pain et aussitôt, il sort de la maison. C’est la nuit.

Etapes :

Jésus (comme chef de famille) trempe le pain dans le plat (sauce fruits…).

Il le donne à Judas en premier.

Il lui fait ainsi honneur (coutume de l’époque).

Par cela, comme une dernière tentative, Il lui donne encore l’opportunité de changer d’avis et de revenir sur son choix.

Pour information, lors des repas (presque uniquement des soupers), le pain, élément principal, était utilisé à l’époque, comme couvert (cuillère), seul ustensile de table (en dehors du couteau pour couper) pour manger. Le chef de famille (de table / du repas) partageait le pain rond et plat avec les mains. Les mains étaient les premiers instruments utilisés à la table pour se nourrir. Aujourd’hui cette pratique d’utiliser encore la main et le pain comme couvert dans l’art de la table existe encore dans certaines cultures… La pratique de manger du pain en conséquence et en abondance au sein du repas est alors indispensable.

c) Origine du Repas de Fête de la Pâque Juive (Moïse).

Seule et Unique Pâque Juive en Egypte avec Moïse en – 1639.

Invitation au souvenir (anniversaire) chaque année (Pâque juive) par une fête.

Repas ‘‘de rappel, d’explication et d’annonce de la Loi’’ pratiqué de – 1638 à + 33 (crucifixion de Jésus).

Jésus l’a vécu de nombreuses fois lors d'un repas spécifique (le souper de la Pâque juive) :

Exode 13.

1 Le SEIGNEUR dit à Moïse :

2 « Consacre-moi tout premier-né en Israël. Oui, le premier garçon d’une femme et le premier petit d’un animal sont à moi. »s

3 Moïse dit au peuple : « Souvenez-vous du jour d’aujourd’hui, où vous êtes sortis d’Égypte, de ce pays où vous étiez esclaves. C’est grâce à sa puissance que le SEIGNEUR vous a fait sortir de là. Vous ne mangerez donc pas de pain fait avec du levain (=> pain azyme).

4 C’est aujourd’hui que vous êtes partis, pendant le mois des Épis.

5 Vous fêterez cet anniversaire ce mois-là, quand le SEIGNEUR vous aura fait entrer dans le pays des Cananéens. C’est aussi le pays des Hittites, des Amorites, des Hivites et des Jébusites. C’est le pays que le SEIGNEUR a juré à vos ancêtres de vous donner, un pays qui déborde de lait et de miel.

6 Pendant sept jours, vous mangerez du pain sans levain. Le septième jour, vous ferez une fête en l’honneur du SEIGNEUR.

7 Tous ces jours-là, vous mangerez du pain sans levain. Dans tout votre pays, on ne devra trouver chez vous ni pain levé, ni levain.

8 Pendant cette fête, vous donnerez cette explication à vos enfants : “Nous faisons cela à cause de ce que le SEIGNEUR a fait pour nous, quand nous sommes sortis d’Égypte.”

9 C’est grâce à sa puissance que le SEIGNEUR vous a fait sortir d’Égypte. Cette fête sera pour vous un souvenir, tout comme une marque sur votre bras ou sur votre front. Elle vous rappellera que vous devez annoncer la loi du SEIGNEUR.

10 Chaque année, vous suivrez ces règles à la date fixée. »

11 Moïse dit encore au peuple d’Israël : « Le SEIGNEUR vous conduira en Canaan. Il vous donnera ce pays, comme il l’a promis à vos ancêtres et à vous-mêmes.

12 Alors vous lui offrirez tous vos fils aînés et tous les premiers-nés mâles de vos troupeaux. Ils sont au SEIGNEUR.

13 Le premier petit de l’ânesse, vous le remplacerez par un mouton ou un cabri. Ou bien, vous le tuerez en lui brisant le cou. Mais tous les fils aînés de votre peuple, vous les rachèterez avec de l’argent.

14 Plus tard, quand vos enfants vous demanderont : “Pourquoi faites-vous cela ?, ”vous répondrez : “C’est grâce à sa puissance que le SEIGNEUR nous a fait sortir d’Égypte, le pays de l’esclavage.

15 Le roi d’Égypte refusait de nous laisser partir. Alors le SEIGNEUR a fait mourir tous les premiers-nés de son pays, les premiers-nés des hommes et ceux des animaux. C’est pourquoi nous offrons en sacrifice au SEIGNEUR tous les premiers-nés mâles des animaux, et nous rachetons tous nos fils aînés.”

16 Ces sacrifices seront pour vous un souvenir, tout comme une marque sur votre bras ou sur votre front. Ils vous rappelleront ceci : c’est le SEIGNEUR qui nous a fait sortir d’Égypte grâce à sa puissance. »

17 Quand le roi d’Égypte laisse partir les Israélites, Dieu ne leur fait pas prendre le chemin du pays des Philistins. Pourtant, c’est le plus direct. En effet, il pense : « En voyant les combats à mener, le peuple va peut-être regretter son départ et revenir en Égypte. »

18 C’est pourquoi Dieu détourne les Israélites vers le désert de la mer des Roseaux. Ils quittent l’Égypte en bon ordre.

19 Moïse emporte avec lui les os de Joseph, parce que celui-ci a dit aux Israélites : « Dieu agira sûrement pour vous aider. Jurez-moi d’emporter mes os avec vous. »

20 Les Israélites quittent Soukoth. Ils dressent leurs tentes à Étam, au bord du désert.

21 Le SEIGNEUR lui-même marche devant eux. Le jour, il se tient dans une colonne de fumée pour leur montrer la route. La nuit, il se tient dans une colonne de feu pour les éclairer. Ainsi ils peuvent marcher le jour et la nuit.

22 La colonne de fumée pendant le jour et la colonne de feu pendant la nuit avancent toujours devant le peuple.

d) Le pain sans levain dans la Cène et les ‘‘Images’’ du levain :

1 Corinthiens 5 : 6 – 8.

1 Le SEIGNEUR dit à Moïse :

6 Ah ! vous n’avez vraiment pas lieu de vous vanter ! N’avez-vous jamais entendu dire qu’« il suffit d’un peu de levain pour aigrir toute la pâte ».

7 Faites donc disparaître tout « vieux levain » du milieu de vous afin que vous soyez — et que vous restiez- ‘‘une pâte nouvelle’’. En tant que chrétiens, vous êtes réellement libérés de tout ‘‘levain’’ et devenus des ‘‘pains sans levain’’, car, nous aussi, nous avons un agneau pascal qui fut immolé pour nous, et c’est le Christ lui-même.

8 C’est pourquoi célébrons la fête, non plus avec le vieux levain de l’ancienne vie, ni avec le levain de la méchanceté et du vice, mais uniquement avec les pains sans levain qui s’appellent pureté et vérité, innocence et sincérité.

Etapes :

1) Le levain fait aigrir la pâte (image).

2) Invitation à faire disparaitre ce vieux levain = pâte ancienne avec levain (le levain représente aussi l’orgueil, la fierté...).

3) Chrétien = pâte nouvelle = pâte sans levain.

4) Jésus = notre agneau pascal.

5) Levain de l’ancienne vie = la méchanceté et le vice… (mauvaises actions et ce qui est mal).

6) Pains sans levain = pureté, vérité, innocence et sincérité.

e) La Cène dans Matthieu :

Matthieu 26 : 26 – 30.

26 Au cours du repas, Jésus prit le pain, demanda à Dieu de le bénir, puis le partagea et le distribua à ses disciples en disant : — Prenez, mangez, c’est mon corps.

27 Puis il prit une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : — Buvez-en tous ;

28 car c’est mon sang, par lequel Dieu scelle l’alliance nouvelle. Il va être versé pour que les péchés de beaucoup d’hommes puissent être pardonnés.

29 Je vous le déclare : à partir de maintenant, je ne goûterai plus de ce fruit de la vigne avant le jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père.

30 Après cela, ils chantèrent les psaumes (traditionnels), puis ils se rendirent au mont des Oliviers.

Etapes :

1) Jésus demande à Dieu de bénir le pain.

2) Il partage le pain.

3) Il distribue le pain.

4) Il explique la démarche par rapport au pain.

5) Jésus prend une coupe de vin.

6) Il prie Dieu pour le remercier pour le vin.

7) Il donne à ses disciples.

8) explique la prise du vin.

Le (souper) repas pascal juif est adapté et devient le repas pascal chrétien de la Cène.

f) Rentrer en Communion : Manger et Boire à la Table du Seigneur :

1 Corinthiens 10 : 14 - 21.

14 C’est pourquoi, mes amis très chers, n’allez pas aux cérémonies en l’honneur des faux dieux !

15 Je vous parle comme à des personnes sages. Jugez vous-mêmes ce que je dis.

16 Nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction. Quand nous la buvons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le sang du Christ ? Quand nous mangeons le pain que nous partageons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le corps du Christ ?

17 Du moment qu’il n’y a qu’un seul pain, nous tous, malgré notre grand nombre, nous ne formons qu’un seul corps, puisque nous partageons ce pain unique entre tous et que chacun en a sa part.

18 Pensez à ce qui se passe dans le peuple d’Israël — j’entends Israël dans son sens littéral et terrestre — ceux qui mangent les victimes offertes en sacrifice ne sont-ils pas liés par leur commune adoration, ne sont-ils pas en communion avec l’autel puisqu’ils sont au bénéfice du sacrifice qui y est offert ?

19 Cela signifierait-il que la viande sacrifiée à une idole devienne quelque chose de plus qu’une viande ordinaire ? Ou que l’idole corresponde à une divinité réelle ? Certainement pas !

20 Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts à des esprits démoniaques et à « ce qui n’est pas Dieu ». Or, je ne veux pas que vous entriez en communion avec les démons.

21 Vous ne pouvez boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez être à la fois les hôtes du Seigneur à sa table et ceux des démons à la leur.

Manger et Boire en étant les hôtes du Seigneur à sa table…

ne permet pas ‘‘d'être en communion’’ avec d'autres réalités ‘‘religieuses/philosophiques/spirituelles’’.

Toute cérémonie religieuse/philosophique/spirituelle… ne conduit pas nécessairement et automatiquement à rendre honneur, reconnaissance et gloire à Dieu seul.

Le texte nous partage qu’il est possible qu’un ‘‘sacrifice païen’’ peut être une offrande à un esprit démoniaque… et conduire à entrer en communion avec cette entité…

Pour Rentrer en communion avec Dieu, il faut le faire en suivant ‘‘le modèle’’ qu’Il agrée…et qu’Il a établi en tant que tel, par son Fils et Ses premiers disciples.

g) Contribution de la Cène Biblique (progrès, bénédiction et parfois son contraire) :

1 Corinthiens 11 : 17 – 22.

17 Puisque j’en suis aux directives concernant vos réunions, il me faut mentionner un point pour lequel je ne saurais vous féliciter. C’est que vos réunions, au lieu de vous apporter des bénédictions et de contribuer à votre progrès, tournent à votre détriment et vous font devenir pires.

18 Tout d’abord j’apprends que lorsque vous tenez une assemblée des membres de votre Eglise, il se forme parmi vous des groupes séparés, de sorte que vos divisions apparaissent au grand jour. J’incline à croire qu’il doit y avoir une part de vérité dans ce qu’on raconte.

19 Il faut bien qu’il y ait des partis parmi vous, pour que les « gens de valeur » puissent se mettre en évidence et jouer leur rôle !

20 Ensuite, lorsque vous vous réunissez pour manifester votre unité, on ne peut vraiment plus appeler cela « célébrer la cène du Seigneur », ce n’est pas « le repas du Seigneur » que vous prenez,

21 car, à peine êtes-vous à table, que chacun, sans attendre, s’empresse de manger ses propres provisions, si bien que l’on voit des gens souffrir de la faim à côté d’autres qui mangent et boivent avec excès.

22 S’il ne s’agit que de manger et de boire, n’avez-vous pas vos maisons pour le faire ? Voulez-vous manifester par cette conduite votre mépris de l’Eglise de Dieu ? Ou bien avez-vous l’intention d’humilier les membres pauvres de votre assemblée (en leur faisant sentir leur dénuement et en les mettant publiquement dans l’embarras)? Que dois-je dire de tout cela ? Puis-je vous féliciter ? Certainement pas.

La Cène contribue aussi comme les autres rencontres chrétiennes au progrès et apporte la bénédiction, si et seulement si… .

Dans le cas contraire, elle tourne au détriment des chrétiens : Les membres mangent et boivent. Mais dans les faits, ils sont séparés, divisés, égoïstes, égocentriques, individualistes, indifférents, orgueilleux, méprisants et humiliants par rapport à autrui…

On peut dire que l'on célèbre la Cène du Seigneur (apparence extérieure) et pourtant sans prendre le Repas du Seigneur à Sa table (attitude de cœur : pureté, vérité, sincérité et innocence).

Au Repas ‘‘Festif’’ du Seigneur Victorieux, à l’Epoque de l’Eglise Primitive et Apostolique, chacun apportait d’ordinaire ses provisions personnelles pour les mettre normalement en commun.

Habituellement, on les partageait et en principe, on prenait le repas ensemble, comme logiquement une ‘‘famille fraternelle chrétienne’’.

Ce modèle antique des origines du christianisme, correspond davantage aujourd’hui à une agape de type ‘‘auberge espagnole’’, intégrant prioritairement le vin et le pain sans levain, étant les éléments principaux du repas. A cela, il faut ajouter action de grâce, explications, enseignements, louange…lors du repas.

Institution de la Cène par l'apôtre Paul :

1 Corinthiens 11 : 23 – 26.

23 Car ce que je vous ai enseigné est bien différent. Or, voici la tradition que je vous ai transmise de la part du Seigneur lui-même : le Seigneur Jésus, la nuit où il devait être trahi, prit du pain,

24 remercia Dieu, puis le rompit en disant : « Ceci est mon corps qui va être livré pour vous ; faites ceci en souvenir de moi ».

25 De même, après le repas, il prit la coupe et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance scellée de mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en souvenir de moi ».

26 Donc, chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous commémorez la mort du Seigneur, témoignant qu’il est mort pour vous, et ceci jusqu’au moment de son Retour.

Etapes :

1) Jésus prend le pain.

2) Jésus prie pour remercier Dieu pour le pain.

3) Jésus rompt le pain (partage).

4) Jésus donne une explication.

5) Jésus invite ses disciples à refaire en (son) souvenir.

Après le repas,

6) Jésus prend la coupe.

7) Jésus ne prie pas pour la coupe à ce moment-là.

8) Jésus explique et invite à refaire cet acte en son souvenir.

9) Jésus donne l’extension spirituelle de manger du pain et boire du vin = commémoration de sa mort (sacrifice).

10) Jésus limite ce repas symbolique dans le temps à son Retour.

1 Corinthiens 11 : 27 – 34.

27 C’est pourquoi quiconque mangerait le pain ou boirait de la coupe du Seigneur d’une manière indigne se rendrait coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

28 Que chacun donc, avant de manger de ce pain et de boire de cette coupe, s’examine sérieusement lui-même.

29 Car celui qui en mange et en boit en faisant fi de (ce qu’implique pour lui son appartenance au) Corps du Seigneur s’attire par là le jugement de Dieu, car il prononce lui-même sa sentence de condamnation.

30 C’est pour cette raison qu’il y a parmi vous tant de malades et d’infirmes, et qu’un trop grand nombre se sont même complètement endormis dans la mort.

31 Si nous faisions cet examen personnel et que nous nous jugions nous-mêmes, nous ne tomberions pas sous le jugement du Seigneur et nous éviterions sa sentence.

32 Toutefois, être jugé par le Seigneur, c’est être pris sous sa discipline ; ses jugements doivent nous amener à nous corriger et chacun de ses châtiments contribue à notre éducation. Leur but est de nous éviter d’être condamnés avec le reste du monde.

33 Ainsi donc, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour manger en commun et prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres.

34 Si quelqu’un a particulièrement faim, qu’il mange d’abord chez lui. Il ne faudrait pourtant pas que vos réunions attirent sur vous la condamnation divine. Quant aux autres points, je les réglerai lors de mon passage chez vous.

Etapes :

1) Paul l’apôtre, invite à un examen personnel.

2) Quand on se réunit pour manger ensemble (2ème personne du pluriel : vous).

3) Quand on se réunit pour manger en commun (pas tout seul).

4) ET Quand on prend le repas du Seigneur.

5) Apprendre à s’attendre les uns les autres (car partage…).

1 Corinthiens 11 : 33

33 Ainsi donc, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour manger en commun et prendre le repas du Seigneur, attendez-vous les uns les autres.

6) On prend le Repas du Seigneur : en mangeant en commun + en y intégrant le pain sans levain et le vin + prières, explications, louanges, souvenir et rappel...

7) Conditions (faire son propre examen) : apprendre à s'attendre, mettre en commun, manger ensemble, respecter autrui, ne pas mépriser le Corps du Seigneur (aimer les frères et sœurs de l’Eglise de J.-C.)…

B) Saines Réflexions supplémentaires pour bien vivre la Cène !

Définition de la Cène :

Le mot Cène (deipnon) = repas du soir = souper (cena en latin).

Le repas principal à l’époque en Orient, était pris en famille après la journée de travail, donc en soirée (=> souper).

Au repas pascal juif, on invitait parents et amis.

C'était un repas de fête.

L’adjectif ‘‘sainte’’ (Sainte Cène) est un ajout tardif, pour distinguer le Repas du Seigneur par rapport aux autres soupers fraternels ordinaires (agapes).

1 Corinthiens 11.20 :

20 Donc, quand vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez.

Dans 1 Corinthiens 11 : 20, Paul emploie l’expression ‘‘kuriakon deipnon ’’ signifiant ‘‘le Souper Seigneurial’’ pour exprimer le repas du Seigneur.

Ce verset démontre que l'on peut se réunir à plusieurs, pour prendre la Cène, et pourtant passer à côté du Repas Seigneurial.

Prendre LE REPAS SEIGNEURIAL de la Cène, devrait nous éviter, de transformer la prise du pain et du vin de la Cène, en un acte / une cérémonie religieuse ou en une pratique magique à court, moyen ou long terme.

La Toute 1ère Cène Seigneuriale (Biblique)

Quand la 1ère cène a lieu, qu’elle prend place et se déroule, Jésus y est présent en personne avec son corps.
Quand les disciples prennent la première cène ensemble, le plus important pour eux, c'est Jésus en présentiel.
Le pain et le vin sont les symboles expliqués par Jésus lui-même pour de futures commémorations.
A la 1ère Cène, le pain et le vin ont un autre sens que celui de la Pâque juive.
Jésus y est réellement présent corporellement.
Il y explique la nouvelle réalité.
Il y prie pour remercier.
Après, Il obéira jusqu'au bout, jusqu'à sa mort à la croix.

Le pain et le vin ne sont pas magiques, leurs natures ne sont pas changées, améliorées ou transformées.
Le pain et le vin ne donnent pas le salut et ne procurent pas la vie éternelle. Jésus a dit qu’Il était le Chemin, la Vérité et la Vie.

Ce qui compte aujourd’hui dans ce vrai repas ‘‘mangé à table’’, c'est :
- Dieu (aujourd'hui présent par le Saint-Esprit),
- les frères et sœurs en Jésus-Christ (les disciples),
- nous-mêmes,
- un véritable repas d'agape ensemble, partagé par une mise en commun,
- lors du repas, le centre (l’essentiel de nos pensées, paroles et actes), est la personne de Jésus en tant que Seigneur de la Cène,
- son sacrifice, avec entre autre, le pain et le vin pour le rappel symbolique (+ prières + explications).

Buts du Repas de la Cène : 

Le pain et le vin sont les aliments centraux du véritable repas, reliés au sacrifice de Jésus, pierre (angulaire) de rédemption.
Ce repas, dans la notion de "Rencontres et de Partages fraternels", doit célébrer et honorer Jésus, sa Personne, son Œuvre à la croix etc.
Ce repas sert à Le remercier, Le glorifier et L'adorer.
Donc, on ne prend pas le repas de la cène pour soi…, pour se bénir… (se faire du bien à soi-même), pour se sauver…, pour se donner accès à la vie éternelle.
On prend bien ce repas avec les Autres et uniquement pour Lui !

Même quand Jésus est physiquement présent à la 1ère Cène, la bénédiction est là, par sa réelle présence et celle de l'Esprit Saint (comme aujourd’hui).
La bénédiction ne vient pas des aliments.
Aujourd'hui la bénédiction vient du Père, au nom du Fils Jésus, et se répand par l'Esprit-Saint.

Parfois la Malédiction vient malgré la Cène :

Dans ce 1er repas de cène, la malédiction est malheureusement aussi présente. Elle n'est pas empêchée, ni arrêtée par Jésus présent.

Par exemple, Judas et son projet sont en place, son intention et sa motivation sont de mener à bien sa trahison.
La malédiction vient du fait que le projet de Judas est contraire au Saint-Esprit, à la Volonté divine et au bien des frères et sœurs, qui suivaient fidèlement et honnêtement Jésus (mais pas sans difficulté ni remise en question).
Le projet de Judas était ambitieux, égoïste, égocentrique et individualiste, contraire au bien commun de ceux qui suivaient Jésus, et de Jésus lui-même.

L'acte de trahison de Judas est sanctionné par la présence de Dieu en Esprit : Jésus tend la main à Judas, pour lui donner en premier le pain trempé. A l’époque, cette pratique avait pour but d’honorer la personne qui recevait le pain en premier de la main du chef de famille.

Suite à ce don du pain trempé, on nous dit que Satan rentra en lui (prise de possession de Judas), sans manifestation particulière, sans que personne ne s'en rende compte (sauf Jésus).

Attention, devenir ou être possédé, ne signifie pas automatiquement qu'une manifestation spirituelle spéciale doit se produire.

On ne nous dit pas que Jésus essaie d'intervenir, en déliant ou en chassant celui qui a pris pouvoir et autorité dans la vie de Judas.
En refusant la main tendue de Jésus (pain trempé), Judas a finalement autorisé l’accès de l’esprit du mal dans sa vie, par son choix et sa décision.
A ce moment, la malédiction frappera Judas, malgré la présence corporelle et physique de Jésus lui-même.

L’importance de la Cène Biblique par rapport au repas religieux : 

Quand Jésus prend la cène avec ses disciples : "Qu'est ce qui est le plus important ?".

Jésus présent ou le pain et le vin présents ?
Jésus s'est réjoui de prendre ce repas, plus que tous les autres repas, avec ses disciples. Car celui-ci était lié à son futur sacrifice encore non accompli et encore non vécu.
A ce moment, le pain reste du pain et le vin du vin. Car le corps et le sang du Sauveur n'ont été ni brisé, ni versé.
Ceci signifie que le pain et le vin resteront toujours ce qu'ils sont. Donc les futures cènes suivantes seront des commémorations.

Quel type de Repas est la Cène Biblique ? :

- un repas commémoratif (souvenir/rappel).
- un repas de remerciement, de reconnaissance et de réjouissance.
- un repas de proclamations (par rapport au passé, dans le présent et pour l'avenir).
- un repas vécu avec le Seigneur (par son seul et unique représentant sur terre : le Seigneur le Saint-Esprit).
- un repas fraternel (famille chrétienne : autres chrétiens).
- un acte d’appartenance (fraternelle & familiale) par de vrai(e)s Partages et Rencontres.
- un repas d’actions de grâce et de reconnaissance pour le sacrifice offert (rachat).
- un véritable repas (manger ensemble, mise en commun, pain sans levain et vin...).

La Cène n’est pas… :

La Cène aujourd'hui ne devrait pas être un "acte/rite religieux".
Il ne faut pas la sortir de son contexte historique (à l’origine avec Jésus présent), et les suivantes avec les 1ers chrétiens (église primitive & apostolique).
La cène n'est pas un simple repas.
Un simple repas n'est pas la cène.
La cène n'est pas une simple agape, c'est-à-dire un repas ‘‘familial’’ entre frères et sœurs en Jésus-Christ.
Une simple agape n'est pas la cène.
La cène n'est pas dans l'agape, mais elle est une agape spéciale, dédiée, offerte et centrée uniquement sur le Seigneur et sur Son œuvre salutaire pour nous.

La Cène est… :

La cène est incontestablement un authentique repas :
c'est-à-dire …
- un véritable repas fraternel (famille des enfants du Seigneur).
- en l'honneur du Seigneur Jésus et tout à Sa seule gloire.
- assurément avec des aliments d’un repas complet, dont 2 sont spécifiques et principaux : le vin et le pain sans levain.
- qui correspond à un acte de commémoration (évocation), rappelant le sacrifice du Seigneur.
- qui garde à l'esprit le sujet principal ‘‘Jésus et son Sacrifice’’ dans les conversations du repas (sans oublier sa Résurrection = Victoire).
Il doit être l'occasion de partager en toute simplicité (actions de grâce, remerciements, reconnaissances, témoignages, chants, lectures bibliques etc).
Il ne s’agit pas à la base, de parler de soi, de ses problèmes, de ses besoins… mais bien de Lui, de Son combat, de Sa Victoire...

Fondation Judéo-Chrétienne du Repas de la Cène => La Bible : 

Comment accomplir la volonté de Dieu par rapport au Repas de la Cène Biblique ?
Il faut bien comprendre ce qui a été établi par Jésus.
Donc, il est nécessaire de saisir correctement et bien interpréter la Bible, Parole de Dieu, avec toutes les informations accessibles et disponibles.

Un peu d’ Herméneutique : lire les versets bibliques liés à la cène, avec les questions suivantes :
Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?
Ces questions aident déjà à une bonne compréhension de lecture.
Pour bien vivre la Parole aujourd’hui, il faut l’interpréter à la lumière de la Parole de Dieu elle-même, et tenir compte de certaines observations d’herméneutique.

Quelques Règles Générales (compréhension & interprétation) :

1) Interpréter la Bible comme étant la Parole de Dieu.
2) Interpréter les Saintes Ecritures par les Saintes Ecritures.
3) Interpréter l’A.T. à la lumière du N.T. et inversement.
4) Interpréter correctement les types et les symboles.
5) Tenir compte du caractère progressif de la révélation.
6) Interpréter de manière christocentrique.
7) Tenir compte de l'Histoire de l'Eglise (des églises) à travers les 2000 ans.

Quelques Règles Importantes :

1) Il faut tenir compte du Contexte Historique de la cène : avant (pâque juive), pendant (avec Jésus lui-même) et après (début de l’église primitive apostolique).
2) Il faut tenir compte des différents Contextes (géographique, culturel, social…) de la cène.
3) Il faut regarder la cène dans son Vécu et ses Pratiques à travers les siècles jusqu’à nous (transmissions & changements).

Jésus et les Traditions humaines : 

Qu’est-ce que Jésus pense des traditions humaines et comment a-t-Il agi lui-même ?
Les Saintes Ecritures de la Bible, la Parole de Dieu, seule référence divine et inspirée du Dieu vivant :

Matthieu 15 : 1 – 14

1 A cette époque, des pharisiens et des spécialistes de la Loi vinrent de Jérusalem ; ils abordèrent Jésus pour lui demander :

2 Pourquoi tes disciples ne respectent–ils pas la tradition des ancêtres ? Car ils ne se lavent pas les mains selon le rite usuel avant chaque repas.

3 Et vous, répliqua–t–il, pourquoi désobéissez– vous à l’ordre de Dieu lui–même pour suivre votre tradition ?

4 En effet, Dieu a dit : Honore ton père et ta mère et Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort.

5 Mais vous, qu’enseignez–vous ? Qu’il suffit de dire à son père ou à sa mère : « Je fais offrande à Dieu d’une part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister »,

6 pour ne plus rien devoir à son père ou à sa mère. Ainsi vous annulez la Parole de Dieu et vous la remplacez par votre tradition.

7 Hypocrites ! Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie :

8 Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi !

9 Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes.

10 Alors Jésus appela la foule et lui dit : –– Ecoutez–moi et comprenez–moi bien :

11 Ce qui rend un homme impur, ce n’est pas ce qui entre dans sa bouche, mais ce qui en sort.

12 Alors les disciples s’approchèrent de lui pour lui faire remarquer : Sais–tu que les pharisiens ont été très choqués par tes paroles ?

13 Il leur répondit : Toute plante que mon Père céleste n’a pas lui–même plantée sera arrachée.

14 Laissez–les : ce sont des aveugles qui conduisent d’autres aveugles ! Or, si un aveugle en conduit un autre, ils tomberont tous deux dans le fossé.

La Cène, un Repas ‘‘ réinterprété & adapté ’’ :

Pour rappel, Jésus transforme la Pâque Juive en Pâques Chrétienne et en Cène.

Jésus avait devant lui les aliments de la Pâque juive dont les pains azymes et le vin.
Mais Il n’explique pas le sens habituel des éléments/aliments du repas festif de la pâque juive.
Jésus se place lui-même au Centre de ce repas, Lui l’Agneau parfait.
Jésus va parler de lui-même, en tant qu’agneau pascal, en nommant son corps (sa personne), qui sera sacrifié pour la véritable rédemption du peuple de Dieu.

C’est ainsi qu’on peut imaginer la surprise des disciples lorsqu’au lieu d’entendre l’explication ordinaire sur le pain "Ceci est le pain d’affliction que nos pères ont mangé quand ils sortirent du pays d’Egypte", ils entendirent autre chose…
Mt 26 : 26 / Mc 14 : 22 / Lc 22 : 19 / 1 Co 11 : 23
=> "Pendant qu’ils mangeaient, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi".

Et un peu plus tard, après le souper (Lc 22 : 20 / 1 Co 11 : 25), au moment de la distribution de la troisième coupe de vin, les disciples entendent : "Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est répandu pour vous, pour beaucoup, en vue de la rémission des péchés. Faites ceci, chaque fois que vous boirez, en mémoire de moi".

Le Repas de la Cène et l’Eglise Primitive (Apostolique) :

Il se vit comme un souper complet/entier, mais avec des nuances le différenciant d'une simple agape fraternelle.

L’expression ‘‘ Rompre le pain ’’ était un acte rituel, qui introduisait chaque repas en commun (famille/amis). La fraction du pain (partage) était associée à une prière de remerciement (reconnaissance/bénédiction) adressée au Seigneur pour la nourriture (pourvue).
Fractionner le pain / Partager le pain / Rompre le pain (repas d’Agape et Repas de Cène) est un des quatre éléments constitutifs de la vie d’une Eglise.

Par la suite avec le temps, cette expression a été rapportée spécifiquement au partage du pain et du vin, institué par le Seigneur Jésus. Ce qui n’était absolument pas le cas au départ.

C’est ainsi qu’en lisant dans Actes 2.42 et 46, on lit bien que les disciples mangent ensemble dans les maisons en partageant le pain = la nourriture du repas. Ceci ne signifie pas automatiquement et seulement le Repas de la Cène.

Le mot communion ou sainte communion n’était pas employé pour la cène dans l’Eglise Primitive.

Le mot "eucharistie", uniquement dans son sens premier "action de grâces = sens de remerciement" était fréquemment utilisé à partir du 2ème siècle. Il signifiait uniquement le remerciement des chrétiens à Dieu, pour la grâce totalement imméritée, qui leur a été accordée au travers de la mort de Jésus.

Ce repas est une fête de remerciement pour le salut, à laquelle seuls des rachetés peuvent comprendre, vivre et participer comme il convient. Mais aujourd’hui, le terme "eucharistie" a pris d’autres sens. L’emploi de ce mot a d’autres développements et pratiques, qui s’éloignent réellement de la pensée biblique.

Actes 2.42 :

42 Régulièrement et fidèlement, les croyants écoutent l’enseignement des apôtres. Ils vivent comme des frères et des sœurs, ils partagent le pain et ils prient ensemble. (Parole de Vie)

42 Dès lors, ils se réunissaient constamment pour se faire enseigner par les apôtres, pour vivre comme des frères en communion les uns avec les autres, pour rompre le pain et prier ensemble. (Parole Vivante)

42 Dès lors, ils s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres (envoyés), à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble. (Semeur)

La Cène, un repas communautaire :

La cène était célébrée au cours d’un vrai repas du soir (souper).

Ces repas communautaires se vivaient avec une mise en commun des aliments (partage de la nourriture).

Ils étaient pris dans les maisons des uns et des autres.
Il n’y avait pas de bâtiment officiel / spécifique d’église.

Les synagogues (judaïsme) et le temple de Jérusalem n’étaient pas disponibles pour les rendez-vous des chrétiens (en dehors de l’annonce de l’Evangile).

Ils étaient fréquents voir quotidiens en fonction du vécu...

Ils étaient caractérisés par la joie et la simplicité (Actes 2 : 46).

Avec le temps, le dimanche est devenu le jour par excellence du culte de l’Eglise chrétienne, parce qu’il est le jour anniversaire de la résurrection de Jésus (Actes 20 : 7-12 et 1 Corinthiens 16 : 2).
En même temps, c’était l’occasion aussi de se différencier du shabbat juif du samedi.

Une rencontre avait lieu le dimanche matin avec tout le monde autour de la prédication de la parole (avant d’aller travailler sa journée, car le jour de congé est le samedi au départ) et le dimanche soir avait lieu le repas pour les fidèles seulement.

La fraction du pain était vécue avec l’annonce de la parole biblique au cours de l’époque apostolique.

Pendant ce repas de la cène, les chrétiens exprimaient par des témoignages, par des prières et des chants, la confession suivante : ils devaient tous leur salut à la mort du Christ.

Il existe bien un parallélisme entre cette confession chrétienne et l’explication donnée par le père de famille juive à son fils pendant le repas de la pâque juive.

Ce repas communautaire (avec une mise en commun des aliments) est non égoïste, c’est-à-dire qu’il était tissé par des liens d’affection, d’amour et de réelle fraternité.

La cène est un appel à la fois au dernier repas des disciples avec le Seigneur avant sa mort.
Elle est aussi un appel aux repas des disciples, pris après la résurrection (victoire) avec Jésus avant son ascension.

Elle est également un appel au repas tant attendu, par tous les chrétiens-disciples du monde à travers les siècles, après son retour à la fin des temps.

Cette mise en commun des aliments, en plus du pain et du vin, dans le cadre du repas communautaire, correspond davantage au principe de l'auberge espagnole.

La Cène, un Repas symbolique ? :

Comprendre la Parole est une condition pour que nous portions du fruit (Matthieu 13 : 23).

La Cène est un repas symbolique, qui se situe à la fois dans la ligne des gestes symboliques de l’Ancien Testament, et dans ceux des paraboles du Nouveau Testament.
Ce repas symbolique concrétise la réalité abstraite et il sert de signe de reconnaissance.

Pour la pâque juive, vivre le repas pascal, cela symbolisait et représentait pour les descendants, le partage de manière vivante de l’expérience de leurs ancêtres. Il témoignait du secours divin accordé à l’époque.
La véritable pâque juive ne s’est déroulée (vécue) qu’une seule fois, à l’époque de Moïse et du peuple juif esclave en Egypte.

On trouve dans Jean 6 : 35 l’expression ‘‘Je suis le pain de vie’’ et ailleurs les expressions ‘‘Celui qui croit en moi a la vie éternelle, Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif, Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage…" .

Qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ? :
Venir à Jésus est équivalent de manger, et croire en Lui, c’est boire. Ce sont les paroles de Jésus qui donnent la Vie, si elles sont acceptées par la foi (confiance => communion & relation pour Le suivre).

La nourriture (symboles matériels) et le Repas de la Cène (rite extérieur) sont des symboles avec une dimension spirituelle, sans donner pour autant l’accès à la vie éternelle. Car celle-ci nécessite une vie relationnelle de communion quotidienne avec l’Esprit-Saint…pour Le suivre.
La table du Seigneur, le pain et la coupe sont bel et bien des symboles.

La Cène, problème de littérature et d’expression ? :

Un des problèmes concernant la Cène est l’interprétation littérale de : "Ceci est mon corps et Ceci est mon sang ". Cette expression a donné naissance petit à petit, à l’idée d’une transformation ’’surnaturelle / miraculeuse / extraordinaire…‘‘ des éléments (pain et vin) en corps et en sang du Christ.

Le terme "Ceci " est au neutre, mais ne se rapporte pas au mot corps qui est masculin en grec (Luc 22 : 19-20). Jésus ne parlait ni le grec ni le latin, mais bien l’araméen.

C’est ainsi qu’à l’origine l’expression était "Ceci : mon corps " sans verbe être. L’absence de verbe en araméen peut vouloir dire ‘‘signifie’’.
Jean 4 : 24 exprime que Dieu est esprit et qu'il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent par l’Esprit et en vérité.

Jésus a prononcé ces paroles pendant qu’il était corporellement présent avec ses disciples, et ils pouvaient entendre, voir et toucher, que son corps et le pain étaient deux choses bien distinctes.
Or à ce moment précis, ni son corps, ni son sang n’avaient été encore répandu.

Jésus-Christ a participé à plusieurs Pâque(s) Juives.
Il a participé aussi à la première Pâques Chrétienne, en rappelant qu’il ne boirait plus à l’avenir du fruit de la vigne (jusqu’au futur repas de la Fin des Temps => Apocalypse).
En prononçant ces paroles, le Seigneur ne signale pas la transformation du vin en son sang, mais il souligne bien la réalité du breuvage (fruit de la vigne) et la ‘‘non-transformation’’ des éléments.

La nourriture (symboles matériels) et le Repas de la Cène (rite extérieur) sont des symboles avec une dimension spirituelle, sans donner pour autant l’accès à la vie éternelle. Car celle-ci nécessite une vie relationnelle de communion quotidienne avec l’Esprit-Saint…pour Le suivre.
La table du Seigneur, le pain et la coupe sont bel et bien des symboles.

La Cène, repas cannibale ? :

Jésus aurait-il pu manger de son corps et de son sang, sans être accusé de cannibalisme, par ses disciples et ses contemporains ?
Le contexte juif et la Loi de l’Ancien Testament interdisaient de consommer du sang et de la chair humaine (Lévitique 4 : 17 et 17 : 14).

Les apôtres d’origine juive et les premiers disciples chrétiens étaient juifs. Ils n’auraient pas pu comprendre ‘‘littéralement’’ les paroles de Jésus, et boire le vin en croyant qu’à ce moment-là, c’était du sang (et encore moins le fait de manger de la chair humaine).

A la Conférence de Jérusalem, l’abstention de consommer du sang figurera encore parmi les quatre obligations, imposées même aux païens convertis au christianisme (Actes 15 : 29). Cette ordonnance provient du milieu chrétien d’origine juive.
De plus, Jésus-Christ n’était pas venu pour abolir, mais accomplir la Loi. Il ne se serait pas mis en opposition si ouverte avec ses prescriptions.

En plus, Jésus a prévenu ses disciples en leur disant "La chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie " (Jean 6 : 63).

C’est ainsi, que les opposants farouches (païens et juifs), ont cru et interprété, au début de l’ère de l’Eglise, les rencontres chrétiennes, comme mettant en place un rite cannibale, permettant ainsi une accusation facile et malhonnête, pour les contredire et ensuite les faire souffrir de différentes manières.

La Cène, un Repas ‘‘ déroulé ’’ mais non ordonné ? :

Matthieu 26 : 26 à 29 dit : "Buvez-en tous ; ceci est mon sang, par lequel est scellée l’alliance. Il va être versé (pas encore fait) pour beaucoup d’hommes, afin que leurs péchés soient pardonnés (moyen de pardon = mort de Jésus)".

Ensuite dans Marc 14 : 22-25, l’évangéliste présente le repas en disant que Jésus expliqua par des paroles "Ceci est mon sang, le sang de l’alliance … " après que les disciples en burent tous (et non avant).
Ceci montre et témoigne que l’ordre du déroulement (pour prendre les aliments, et la façon d'exprimer le lien du repas au sacrifice) ne change rien et qu'en plus, les paroles n’impliquent pas de transformation.

La Cène, un Repas parabolique ? :

Matthieu 26 : 26 à 29 dit : "Buvez-en tous ; ceci est mon sang, par lequel est scellée l’alliance. Il va être versé (pas encore fait) pour beaucoup d’hommes, afin que leurs péchés soient pardonnés (moyen de pardon = mort de Jésus)".

Ensuite dans Marc 14 : 22-25, l’évangéliste présente le repas en disant que Jésus expliqua par des paroles "Ceci est mon sang, le sang de l’alliance … " après que les disciples en burent tous (et non avant).
Ceci montre et témoigne que l’ordre du déroulement (pour prendre les aliments, et la façon d'exprimer le lien du repas au sacrifice) ne change rien et qu'en plus, les paroles n’impliquent pas de transformation.

1 Corinthiens 10 : 16

16 Nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction. Quand nous la buvons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le sang du Christ ? Quand nous mangeons le pain que nous partageons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le corps du Christ ?
(Parole de Vie)

16 La « coupe de reconnaissance » sur laquelle nous invoquons la bénédiction du Seigneur ne signifie-t-elle pas que nous sommes au bénéfice du sang du Christ versé pour nous ? N’est-elle pas une expression de notre communion avec lui ? Et le pain que nous rompons, ne représente-t-il pas notre communion au Corps du Christ ?
(Parole Vivante)

16 La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas une communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas une communion au corps du Christ ?
(Tob)

1 Corinthiens 11 : 26

26 En effet, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
(Parole de Vie)

26 Donc, chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous commémorez la mort du Seigneur, témoignant qu’il est mort pour vous, et ceci jusqu’au moment de son Retour.
(Parole Vivante)

26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
(Tob)

Luc 22 : 20

20 À la fin du repas, Jésus prend aussi la coupe de vin. Il dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, parce que mon sang est versé pour vous.
(Parole de Vie)

20 Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant : — Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu signée par mon sang qui va être répandu pour vous … 
(Parole Vivante)

26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
(Tob)

Dans 1 Corinthiens 10 : 16 + 11 : 26 et dans Luc 22 : 20,
Nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction. Quand nous la buvons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le sang du Christ ? Quand nous mangeons le pain que nous partageons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le corps du Christ ?

Paul et Luc remplacent "ceci est mon sang, le sang de l’alliance " par "cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang " sans altérer les paroles de Jésus. Or il est clair qu’une coupe ne peut pas être une alliance, mais ne peut que la représenter.
Aucun écrivain du Nouveau Testament ne se réfère au vin, comme symbolisant le sang de Jésus, c’est la coupe qui est le symbole, et le vin, en tant que tel, n’est pas significatif dans ce sens.
Le langage parabolique est le langage biblique habituel.

Jésus dit : ‘‘Je suis la porte, le chemin, le cep, la lumière du monde…". Ce sont des expressions symboliques.

Supposer dans tous ces cas une transformation, serait prouver que l’on n’a rien compris au mode d’expression biblique.
Jésus est venu en personne, dans un corps vrai et réel pour une pleine incarnation. Il n’est pas venu en esprit.
A ce jour, le Christ glorifié siège à la droite du Père dans son humanité et dans sa divinité. Jésus est reparti avec son corps glorifié.
Quand Jésus s’en va, c’est pour mieux nous ‘‘aider, secourir, accompagner, défendre…’’ en nous envoyant le Saint-Esprit :
Jean 16 : 7. "Il vaut mieux pour vous que je m’en aille. En effet, si je ne m’en vais pas, le Défenseur, l’Esprit ne viendra pas à vous. Mais si je m’en vais, alors je vous l’enverrai".

La Cène = repas de rappel (Salut en Jésus), mais pas salutaire :

Pour certains, on dirait que Jésus n’a expié que le péché originel, mais pas les autres.
Lors de certaines rencontres religieuses, on officie en reproduisant symboliquement le repas. Tandis que d’autres l’interprètent comme un "réel" drame ‘‘renouvelé’’ du sacrifice sur la croix, quand l'officiant mange le pain et boit le vin.
Le repas du Seigneur ressuscité devient alors, Jésus mis encore ou de nouveau à mort...
Or les écritures disent "Si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine".

Le réel danger de cette conception est qu’elle réduit (minimise) l’efficacité et la suffisance du ministère du Christ et de son œuvre à la Croix il y a 2000 ans (Jean 19 : 30 Jésus dit : "Tout est accompli").

Et Hébreux 9 : 22 "En fait, selon la Loi, presque tout est purifié avec du sang, et il n’y a pas de pardon des péchés (originel et autres) sans que du sang soit versé".

Or le vin n’est pas du vrai sang, donc il ne peut purifier les péchés.

De plus, Hébreux 9 : 25-26 déclare : "Mais le Christ, lui, n’est pas entré dans le sanctuaire pour s’offrir plusieurs fois en sacrifice. Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice".

Hébreux 9 : 12 mentionne : "Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel" & Hébreux 10 : 12 dit : "Le Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il siège à la droite de Dieu".

Ces deux versets insistent sur le caractère unique et pleinement suffisant du sacrifice du Christ, qui abolit une fois pour toutes les sacrifices multiples offerts chaque jour par les prêtres de l’ancienne alliance.

Hébreux 7 : 27 exprime : "Il a tout accompli une fois pour toutes, en s’offrant lui-même" & Hébreux 10 : 10 relate : "Et c’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice que Jésus-Christ a offert de son propre corps une fois pour toutes".

Dans la cène, les chrétiens sont invités dans la présence de Dieu à participer au repas où l’on prend le pain et le vin. Mais si le pain devient chair et le vin devient sang, alors qui peut manger la chair et boire du sang, si cela n’est que le sacrificateur (= le prêtre officiant de l’Ancien Testament), qui "sacrifie" sur un autel et non un repas pris ensemble entre frères et sœurs dans la foi, à la table d’une maison privée.

Dans les rendez-vous des premiers chrétiens, ils célébraient le repas du Seigneur en prenant chacun le pain et le vin en mémoire de Lui.

Il n’y a jamais eu qu’une seule et unique pâque juive (+/- en - 1639), celle qui est décrite dans le livre de l’Exode de l’ancien testament. Mais Dieu a ordonné l’observance (pour rappel & instruction), de beaucoup de pâque(s) juives, de génération en génération, jusqu'au sacrifice de Son Fils Jésus.
Rappel : l'expression "Fils" n'est pas l'enfant du Père comme nous le percevons à travers les mots employés. Fils signifie de la même nature et origine.

Tout comme il n’y a jamais eu qu’une seule et unique Pâques chrétienne, c’est celle qui est décrite dans les évangiles du Nouveau Testament avec Jésus en personne en l’an (+/-) + 33. Il n’y a jamais eu qu’une seule croix sur laquelle Jésus est mort pour tous. Les événements du Calvaire ne pouvaient jamais être répétés.

Pour que ses disciples n’oublient jamais le prix de la rédemption, Jésus leur a demandé de rompre du pain et de boire du vin dans le cadre d’un ‘‘Vrai Repas Spécial’’ en Souvenir de Lui, en Mémoire de Lui, car Jésus sera absent (physiquement) jusqu'à sa seconde venue. Mais le Saint-Esprit, Lui y sera réellement présent.

La Cène, Repas sans formule ? :

Jusqu’au 3ème siècle, on remarque l’absence de toute formule de consécration des éléments (aliments pain et vin) de la cène.
La question de la présence réelle du Christ dans les éléments ne semble pas préoccuper les premières générations lors des premiers siècles chrétiens.

De même, tous les responsables des églises des premiers siècles n’ont pas vu dans la cène un sacrifice propitiatoire (définition : qui a pour but de rendre la divinité favorable ou propice à faire du bien). Pour eux, le repas ne présentait pas l’offrande d’un autre sacrifice, mais bien l’accomplissement du mémorial de l’unique sacrifice qui sauve.

La Cène, Repas institué par Jésus :

Jésus est celui qui a institué le repas Seigneurial.
Il a mentionné la raison première et unique de participer à celui-ci. Il s’agit de le vivre en mémoire de LUI. Et rien d'autre.
Ce repas est aussi un symbole de la confiance/communion/relation avec Lui (Apocalypse 3 : 20).

"Manger avec quelqu’un" : c’est être, dans une certaine mesure, d’accord avec lui, l’approuver et le montrer publiquement. La présence de Jésus dans la Cène aujourd’hui est spirituelle, tout comme dans la prédication de la Parole de Dieu dans la Bible, par le Saint-Esprit.

La cène individualise l’enseignement donné dans la prédication et l’applique concrètement à chacun.
En buvant la coupe de vin, le croyant dit "Je crois que le sang du Christ a coulé pour me purifier de mon péché, car sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon " (Hébreux 9 : 22).

La Cène, une Fête de Joie ? : 

Dans l’Eglise primitive, la cène était aussi une vraie fête de joie.
Ce caractère joyeux a complètement disparu au cours des siècles.
Sous le poids de l’idée sacrificielle et en plus de la nécessité "non biblique" de ‘‘refaire’’ le sacrifice du Christ (en parlant de la transformation du vin en sang et du pain en chair), toute l’attention a été concentrée sur la mort du Christ (le moyen), plutôt que sur la délivrance (le but, l’objectif). Les Apôtres ont accordé trois fois plus d’importance aux versets bibliques concernant la résurrection qu’à la crucifixion.

La Cène est en premier lieu un repas en l’Honneur du Seigneur. Action de grâces, elle nous invite à la reconnaissance et à la louange. Signe de la nouvelle alliance, la cène rend hommage au Suzerain/Souverain de celle-ci.

La Cène, un repas de communion ? :

Le repas du Seigneur est un repas de communion entre membres d’un même corps, de la famille de Dieu rassemblée pour la célébration.
En instituant la cène, Jésus s’adresse aux disciples en tant que groupe : tous les verbes à l’impératif sont à la 2ème personne du pluriel : prenez, mangez, buvez, faites.
On ne prend pas la cène tout seul et pour soi tout seul. En agissant ainsi, on passe à côté d’un aspect important et d’une exigence mise en évidence par Jésus.

Au 1er siècle, les mots ‘‘rompre et partager’’ évoquaient le geste réel et symbolique par lequel commençait tout repas en commun, du moins dans les familles juives croyantes.
Le mot de communion (koinonia) qui désignait une union très intime, a fini par désigner la cène elle-même.
La communion indique qu’entre les disciples qui y participent, existe le lien de l’amour que Jésus-Christ mort pour tous, a noué.

Quand nous prenons le pain et la coupe, nous nous engageons à occuper notre place et à jouer notre rôle dans la patrie présente qu’est l’Eglise composée d’églises. Ce Corps Spirituel, constitué de frères et sœurs, représente la vie spirituelle communautaire chrétienne (ekklesia = assemblée de personnes), n’ayant rien à voir avec un bâtiment religieux. Cette réalité est destinée aux siens et n’est pas lié à un lieu précis… Tout ceci est en attendant ce qui nous a été promis dans le futur (millénium), mais qui devient proche depuis le temps déjà écoulé.

La cène est un repas symbolique en commun.

C’est ainsi, qu’il faut se poser la question de savoir, si nous inviterions aussi à notre table personnelle dans notre maison (lieu de vie privée), ceux de la Table du Seigneur, ou si nous accepterions une invitation à dîner de leur part à leur table chez eux.

La cène est un acte corporatif, car nous sommes invités à discerner le Corps. L’esprit de corps (tous ensemble, même objectif, cohésion) implique que chacun ait conscience de faire partie de la famille chrétienne.
Dans l’Eglise ancienne, on avait l’habitude de se donner "le baiser de paix " avant de prendre le repas du Seigneur ensemble.
Les membres prenaient également soin des uns des autres par les faits, afin de ne pas démentir le rite de la cène, par lequel on exprime que l’on est un avec tous les frères et sœurs de l’Eglise.

La Cène, un Repas de jugement ou d’engagement ? :

Ce qui attire le jugement du Seigneur dans le Repas de la Cène, c’est de nier par notre comportement (égoïsme, égocentrisme, indifférence, individualisme, orgueil, vanité…par rapport au corps de l'assemblée des chrétiens) les vérités que l’on proclame symboliquement par le repas.

Participer au repas, c’est aussi s’engager envers les autres membres du Corps qui ne sont plus des étrangers, mais deviennent des frères et sœurs. Comprendre que le frère a été racheté par le même sacrifice que moi, qu’il participe à la même Vie, au même Esprit, à la même vocation.

La Cène, un Repas d’Attente…et d’Avenir ? : 

Prendre la Cène, c'est participer au présent, à un Repas ayant un futur...
C'est prendre un repas communautaire spécifique avec certaines attentions particulières sur certains détails à suivre.
On célèbre la cène dans l’attente ardente du Jour où Jésus apparaîtra dans la plénitude de sa puissance et de sa gloire.
L’exclamation finale concluant les repas du Seigneur dans l’Eglise primitive (1 Co 16 : 22) était "Maranatha", ce qui signifie "le Seigneur vient".
La Cène évoque ce que Dieu a fait et ce qu’Il fera : le salut historique (il y a 2000 ans sur la croix) et le salut eschatologique. Il s’agit de la rédemption à la fin des temps, l'enlèvement des vierges sages (préparées et suffisamment huilées), la 1ère résurrection, l'accompagnement du Maître, et le règne avec Lui pour toujours.
Le repas pascal chrétien de la cène est aussi une préfiguration (image à venir) du banquet messianique (Matthieu 26 : 29 & Luc 22 : 29-30).

Prendre le repas, c’est aussi avoir les yeux fixés sur le Retour du Seigneur Jésus.
Pour l’Israélite, la coupe signifie le destin et boire une coupe, c’est partager le sort qu’elle représente.
Au dernier souper, Jésus offre la coupe en affirmant la boire avec ses disciples dans la vie éternelle.
Ainsi la coupe du rendez-vous annonce notre participation au banquet éternel du Messie.
C’est pour que nous puissions en être convaincus par des faits (actes physiques), que Jésus donne à son peuple (l'Eglise) de célébrer la cène.
Seule une Eglise qui attend son Maître et qui désire ardemment et réellement son retour, peut célébrer convenablement le repas d’espérance.

La Cène, un Examen de Conscience ?

1 Corinthiens 11 : 26 nous enseigne que : ‘‘chaque fois que nous prenons ce repas,
nous annonçons la mort (passée) du Seigneur’’ qui est le centre de l’Evangile.

Le scandale de l’église de Corinthe, c'était le mauvais rapport aux besoins des frères et sœurs. Ce qui est aussi celui de bien des églises du 21ème siècle.
Chaque repas du Seigneur devrait renforcer l’unité des enfants de Dieu autour de leur Seigneur, en marchant en Esprit et en Vérité pour Le suivre.

1 Corinthiens 11 : 17 – 34 nous présente le repas du Seigneur comme intégré dans un véritable repas.
La Cène, en tant que véritable repas authentique, sera (seulement) interdite au 4ème siècle… et donc vécue réellement sur une période de temps allant de + 33 à +300 à 400, c’est-à-dire pendant +- 270 à 370 ans dans l’unique pratique d’un repas complet et entier.

Jude 12 évoque la pratique des agapes et atteste la pratique générale de ces repas d’amour au temps de la rédaction de l’épître (vers +/- + 70/80). Le repas du Seigneur était considéré comme une occasion de communion fraternelle et d’amour entre les membres de l’Eglise.

La Cène, un Examen de Conscience ?

1 Cor 11.27-28 :

27 C’est pourquoi celui qui mange le pain du Seigneur, ou qui boit sa coupe sans respect, celui-là est coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Alors, chacun doit bien réfléchir à sa façon de vivre. Ensuite, qu’il mange ce pain et boive cette coupe. (Parole de Vie)

27 C’est pourquoi quiconque mangerait le pain ou boirait de la coupe du Seigneur d’une manière indigne se rendrait coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Que chacun donc, avant de manger de ce pain et de boire de cette coupe, s’examine sérieusement lui-même. (Parole Vivante)

27 Qui mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement est ainsi coupable à l'égard du corps du sang du Saigneur.
28 A chacun d'estimer s'il peut manger de ce pain et boire de cette coupe. (La Pléade)

27 C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Que chacun s’éprouve soi-même avant de manger ce pain et de boire cette coupe ; (Tob)

27 C'est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Que chacun donc s'examine soi-même et qu'il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; (Français Courant)

Lire ces 2 versets sans contexte et sans étude suffisante conduit chacun à un examen de conscience profond…mais au mauvais moment et de la mauvaise manière…
On court le risque de culpabiliser ceux qui sont préoccupés de leurs fautes individuelles. Sa lecture (le dimanche matin…) toutes les semaines a un effet cumulatif accablant et charge les membres d'un fardeau pesant et encombrant.

Historiquement, il faut plus ou moins 300 ans pour détourner la pensée biblique de ce passage et lui faire jouer un rôle essentiel pour la mise en place de l'examen de conscience.
Jean Chrysostome (+-349-407) écrit déjà que Paul ne reconnaît qu'un temps où il convienne de s'approcher, de communier; c'est lorsque notre conscience est pure…
Notre héritage chrétien protestant de la cène trouve son origine dans la pratique historique catholique de l'eucharistie. Dans la piété catholique, la messe correspond à un sacrifice sur un autel et nécessite d'être en règle avec Dieu et avec l'Eglise universelle. En 1215, au concile de Latran IV, on impose la confession et la communion annuelle aux laïcs.
En 1563, suite au concile de Trente se développe l'aspect moralisateur et d'introspection exigeant confession et jeûne total de manière hebdomadaire.

1 Cor 11.17-28 :

17 Puisque je suis en train de faire des remarques, je n’ai pas à vous féliciter. Vos réunions vous font plus de mal que de bien.
18 Tout d’abord, quand vous vous réunissez en assemblée, il y a des divisions parmi vous. On me l’a dit, et je crois que c’est vrai en partie.
19 D’ailleurs, il faut qu’il y ait des divisions parmi vous. Ainsi, on peut voir clairement ceux qui, parmi vous, sont vraiment fidèles.

20 Donc, quand vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez.
21 Non, chacun se dépêche de manger son repas à lui, et l’un a faim pendant que l’autre boit trop.
22 Est-ce que vous n’avez pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou bien est-ce que vous vous moquez de l’Église de Dieu ? Est-ce que vous voulez faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dire ? Est-ce que je vais vous féliciter ? Non, sur ce point, je ne vous félicite pas !

23 Voici la tradition que moi, j’ai reçue du Seigneur et que je vous ai fait connaître : la nuit où le Seigneur Jésus a été livré, il a pris du pain.
24 Il a remercié Dieu, puis il a partagé le pain et il a dit : « Ceci est mon corps. Il est pour vous. Faites cela en souvenir de moi. »

25 Après le repas, le Seigneur a pris aussi la coupe de vin et il a dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, parce que mon sang est versé pour vous. Toutes les fois que vous en boirez, faites cela en souvenir de moi. »
26 En effet, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

27 C’est pourquoi celui qui mange le pain du Seigneur, ou qui boit sa coupe sans respect, celui-là est coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Alors, chacun doit bien réfléchir à sa façon de vivre. Ensuite, qu’il mange ce pain et boive cette coupe.
29 Car celui qui mange le pain et qui boit la coupe, sans reconnaître le corps du Seigneur, celui-là se condamne lui-même, en mangeant et en buvant.
30 C’est pourquoi parmi vous, il y a beaucoup de malades et de gens sans force, et plusieurs sont morts.
31 Si nous examinions notre conduite, Dieu ne nous jugerait pas.
32 Mais le Seigneur nous juge et nous corrige, pour que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

33 Alors, mes frères et mes sœurs, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous les uns les autres.
34 Si quelqu’un a faim, il doit manger chez lui. Ainsi, quand vous vous réunirez, Dieu ne vous jugera pas. Pour les autres questions, je les réglerai quand je viendrai.

Le contexte à Corinthe était à l'époque bien différent du nôtre.
C'est ainsi qu'au premier siècle (0 à 100 ans), la Cène se célèbre lors d'un véritable repas en commun entre les premiers chrétiens. IL s'agit du repas du soir, le " diner ou souper ".
Chacun apportait ses propres provisions pour un repas à vivre ensemble, tout comme dans la 1ère cène avec Jésus présent.
A cette période, ce repas de la cène se vivait dans la maison d'un particulier, permettant l'accueil de chrétiens regroupés.

Paul doit intervenir à Corinthe, car le repas de la cène ne se passe pas bien.
Chacun apportait ce qu'il pouvait en fonction de son statut social.
C'est ainsi que certains chrétiens favorisés (plus riches que d'autres) se remplissaient le ventre voir se saoulaient… tandis que d'autres n'avaient rien à manger.
Ceux-ci mangeaient sans attendre les autres et sans partage en commun.
Le repas fraternel de la cène perdait toute sa véritable saveur chrétienne.
Ainsi Paul s'indigne et remet en question les rapports sociaux ambiants.

1 Cor 1.26 :
26 Frères et sœurs, regardez qui vous êtes, vous qui avez reçu l’appel de Dieu. Parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages du point de vue humain, pas beaucoup de gens puissants, pas beaucoup de gens importants.

Donc le reproche fait par Paul est d'humilier les membres pauvres de l'assemblée et ainsi traiter avec mépris l'Eglise du Seigneur. C'est cela agir indignement dans le cadre du repas du Seigneur.
Et c'est uniquement dans ce cadre contextuel, qu'il faut s'examiner, s'éprouver et s'estimer soi-même, pour ne pas prendre une condamnation contre soi-même.

Manger ou boire indignement est un problème social et communautaire. Le contexte de péché(s) personnel(s) commis durant la semaine, inventoriés puis confessés pour se sentir digne de prendre la cène, ne correspond pas à la demande de Paul.
Il ne s'agit pas d'une invitation à une introspection personnelle sur les péchés commis par chacun, mais bien d'une remise en question communautaire dans le vécu du souvenir demandé par le Seigneur. Il ne s'agit donc pas d'un check-up personnel sur la liste des péchés commis.
Cela ne correspond pas non plus à la pratique juive de l'offrande d'aller se réconcilier avec son frère, si celui-ci a quelque chose contre soi-même (Matthieu 5.23).

Il s'agit de la réalité spirituelle vécue lors du partage de la cène qui ne convient pas :
Manger pour s'empiffrer et boire avec excès, sans attendre les membres plus faibles de la communauté chrétienne, et sans partage, ne correspond pas à l'acte de prendre le Repas du Seigneur.
Donc l'invitation demandée de Paul à s'examiner est au service d'un vrai partage communautaire. S'éprouver soi-même, dans ce cadre biblique spécifique de la cène, équivaut à se reconnaître adepte et pleinement adhérant de ce rassemblement de chrétiens rachetés par le Seigneur, situés sur le même plan, sans caste.
Cette réalité pourrait même remettre en question certaines attitudes en fonction de la langue, de la culture etc, qui peuvent diviser et conduire à l'indifférence et au mépris des autres frères et sœurs. Ces comportements égoïste, indifférent et orgueilleux dans la célébration du Souper Seigneurial n'ont pas leur place.
C'est uniquement dans cette conjoncture spirituelle, que l'expression du jugement divin s'applique à l'enfant de Dieu, et peut entrainer la maladie jusqu'à la mort.
L'important est de " s'attendre les uns les autres " quand la communauté est réunie en souvenir du Seigneur par le Repas de la Cène.
Attention, l'orgueil, l'indifférence et l'égoïsme dans nos vies représentent le levain défavorable dans chacune de nos vies.

Citer ces versets bibliques dans le cadre du Repas du Seigneur, sans chercher à comprendre ce que nous lisons nous égare de la pensée du Seigneur.
Dans la Bible, prendre la cène n'est pas lié à notre état de pureté personnelle devant Dieu, ni à notre sentiment de dignité ou pas.
Dans le cas contraire et en fonction d'une fausse piété religieuse, je vous souhaite bonne chance pour mettre en place un examen complet et impartial. Quel barème, quel taux de gravité, quel quantité… ? Que faire des péchés inconscients ?

Donc pour rappel, afin de remettre " un peu l'église au milieu du village " (expression), la 1ère Cène a été donnée par Jésus à un groupe de croyants en Lui, dont chacun des membres allait peu de temps après, le trahir, l'abandonner ou le renier.
En sachant tout cela, aujourd'hui aucun responsable religieux chrétien ne donnerait la cène à un groupe comme celui-là.

La seule demande pour participer au repas du Seigneur, c'est l'attachement essentiel au Seigneur, la foi en Lui. La seule condition biblique explicite, c'est d'avoir la foi en Jésus, d'avoir une foi réelle et engagée en Jésus.
Jésus appelle tous les êtres humains à se repentir et à recevoir de lui le pardon qu'il offre.

Prendre le Repas du Seigneur, c'est :
Annoncer ensemble la mort du Seigneur.
Annoncer ensemble la résurrection du Seigneur.
Annoncer ensemble la victoire du Seigneur sur le péché, la mort et les ténèbres.
Annoncer que nous sommes unis à Lui.
Annoncer que nous sommes unis les uns aux autres.
Annoncer que cela nous engage individuellement et communautairement.
Annoncer ensemble son Retour.
Annoncer ensemble notre enlèvement/notre résurrection avec notre participation au Festin final et divin.

Quelques Habitudes / Pratiques / Traditions Religieuses non Bibliques concernant la Saine Cène Biblique
(provenant de différentes origines en lieux et temps) :

1. Pain habituel à la place du pain azyme (pain sans levain).
2. Petit pain et petit godet de vin.
3. Prise du pain uniquement, et pas du vin.
4. Humeur sombre, mélancolique et solennelle.
5. Examen personnel par rapport aux péchés (indignité) juste avant la cène
(Ce vrai travail de remise en question se fait uniquement en profondeur pas la présence agissante de l’Esprit-Saint nous invitant au quotidien à mourir à nous-mêmes pour laisser la Vie divine couler en nous pour suivre le Seigneur Jésus).
6. Récitation ordonnée de paroles d’institution & Gestes (magiques).
7. Officiant Intermédiaire…
8. …

C) Ligne du Temps (résumée) de la Cène

(Des éléments d'informations concernant la cène se trouvent déjà dans le cadre de la Rubrique "Ligne du Temps" et montrent l'évolution des concepts et pratiques avec le temps.)

- 1639 :

Institution de la pâque juive
en Egypte par Moïse
pour la délivrance du peuple hébreu.
une seule Pâque Juive dans l’exode.
Dieu ordonne l’observance de la pâque juive de génération en génération (une fois par an).
Sang de l'agneau mis sur les linteaux des portes des habitations en protection.
Repas Pain sans levain… pris à la hâte.

- 1639 à -2 :

1637 ANNEES de RAPPEL de la PAQUE JUIVE
(Souvenir / Commémoration)
REPAS JUIFS FAMILIAUX, FRATERNELS ET FESTIFS.
Sacrifice animal agneau pour chaque pâque juive.

- 2 :

NAISSANCE JESUS.

On passe de -1 à +1 (pas de 0).

-2 à +10 :  :

Fêtes pâques juives avec Jésus (< 12 ans) à Nazareth et sans Jésus à Jérusalem.

+10 à +29 :

Fêtes pâques juives avec Jésus (>= 12 ans) à Jérusalem.

+ 30 à + 33 :

Fêtes pâques juives avec Jésus
ET SES DISCIPLES à Jérusalem.

+ Avril 33 :

Pâque juive transformée et
adaptée en Pâques chrétienne.
INSTITUTION DE LA PAQUES CHRETIENNE par Jésus.
INSTITUTION REPAS CENE (jeudi soir).
Jésus corporellement présent.
corps et pain sont distincts.
sang et vin sont distincts.
corps non brisé.
sang non répandu.
Jésus demande l’observation de la
cène de génération en génération
en souvenir et commémoration.

+ 33 :

Jésus arrêté le jeudi soir, est condamné durant la nuit par les 70 sages du Sanhédrin et le vendredi matin par la foule réunie devant Pilate. Il sera crucifié par après dans la journée,
mort = la pâques chrétienne (vendredi après-midi).
corps brisé et sang répandu.
une seule Pâques Chrétienne dans
le nouveau testament.
Après 3 jours : RESURRECTION (dimanche matin).

+ 33 :

40 jours après Pâques : ASCENSION de Jésus.
50 jours après Pâques : PENTECOTE.
BAPTEME DU SAINT-ESPRIT.
NAISSANCE EGLISE ("Eglise Apostolique dite Primitive").

+ 33 à + 312 :

Eglise chrétienne persécutée par les juifs judaïsants et les romains païens.

+ 33 à + … :

Eglise composée en premier par des juifs convertis et ensuite par des païens convertis au christianisme.

+ 33 à + … :

Problèmes avec les juifs convertis qui veulent garder
des traditions et exigences juives dans la foi chrétienne.
Combat de Paul / Pierre...
Synode à Jérusalem pour mise au point sur la doctrine.

+ 33 à + 70 :

Les juifs chrétiens conservent encore certaines pratiques du culte juif.
Monter au temple à Jérusalem pour la prière, pour les fêtes, la circoncision …
Ils gardent une certaine aspiration nationale juive.
Cène = mémorial de l’unique sacrifice qui sauve.

+ 70 :

Destruction du temple juif (appelé celui d’Hérode) à Jérusalem par les romains.
Attachement à la foi chrétienne par les juifs devenus chrétiens avec le désir de retrouver des réalités du culte juif de l’ancien testament dans le culte chrétien du nouveau testament.

+ 70 à + 312 :

La célébration du culte chrétien informel et plus spontané, passe progressivement à une forme plus rigide et rituelle, sous l’impulsion de la tendance judaïsante de certains juifs convertis.

Du 2ème au 4ème Siècle :

Au fur et à mesure du temps qui passe…
Analogie entre cène et sacrifices de l’ancienne alliance.
Cène devient pour certains comme un sacrifice => cléricalisme et sacramentalisme.
Sacrifice => Officiant (sacrificateur = prêtre).
Table du repas => Autel du sacrifice.
L'autorisation romaine en +313 et la légalisation en +330 de la religion chrétienne amènent les notions non bibliques précitées, à leur établissement, généralisation et imposition avec le temps.

+ 313 :

Religion chrétienne autorisée.
Edit de Milan.
Empereurs : Constantin + Théodose.
Le christianisme est permis.
Fin des persécutions.

+ 330 :

Religion chrétienne légalisée.
2ème Edit impérial romain.
Religion chrétienne obligatoire.
Religion de l’état romain.
Changement de statut.

A partir de cette date, la religion chrétienne devient :
le ciment politique,
un puissant facteur d’unité de l’empire romain,
une preuve de loyauté à l’état romain,
une union : religion + état = chrétienté.
Intérêt pour l’empereur de voir son pouvoir, son règne et son autorité souveraine accrue par le religieux.
Mainmise de l’état (romain) sur le spirituel (chrétien).

+ 330 à … :

Les païens sont contraints et forcés de participer au culte religieux chrétien de l’état romain.
C’est ainsi que les païens ‘‘contraints/forcés/obligés’’ vont rentrer dans l’église (par complaisances/intérêts) sans nécessairement se convertir.
Le choix de l’état prévaut sur celui de l’individu et sur sa liberté personnelle.

Conséquences :

Dans l’église primitive, l’ordre du culte est d’abord peu réglementé, mais rapidement une discipline fut nécessaire. Le verset (1 cor 14 : 31-32-40 ‘‘Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre’’) sera utilisé dans ce sens.

Le plan général du culte, avec le temps, va être emprunté, à la synagogue juive ou maison de prière (pas au Temple) et comprenait quatre éléments essentiels : prière, lecture, prédication, chant. Ceci était accompagné à certains moments de la cène et de baptême d’eau en plus (hors maison).
Les règles se figent peu à peu alors que l’église vieillit, grandit et malheureusement aussi se paganise.
Les règles sont de plus en plus strictes (respect => formel => fin de la liberté et de la spontanéité) par l’influence du judaïsme et la magie du paganisme.
La prière libre et abondante devient fixe et récitée.

Les chants ne sont plus chantés que par les chantres (spécialistes) dans le chœur et non plus par l’assemblée des fidèles.
Après la prédication, beaucoup trouvaient naturel et bon d’applaudir, mais certains pensaient peu sérieux ce comportement et ont éliminé celui-ci.
L’intégration d’éléments religieux païens (origines : église d’état + invasions et conquêtes par et d’autres peuples) au culte chrétien produit une mixture religieuse qui petit à petit s’éloigne de la réalité du nouveau testament pour en arriver aujourd’hui à de grandes déviations.

La cène fut également touchée et influencée par les mêmes réalités.
Avec les païens dans l’église, c’est le retour de la pensée magique à travers les rites ou les actes occultes.
Ils considèrent les éléments de la cène comme des moyens par lesquels Dieu donne des bénédictions voir sauve… = sacrement.
L’entrée des masses dans l’église entraîne le développement de cérémonies nouvelles.
Le côté extérieur, formel et théâtral (spectacle) du service va prendre une grande importance.
Un caractère mystérieux répondra au goût du public païen.

Au 9ème siècle :

Proposition de l’idée d’une transformation des éléments ‘‘pain et vin’’,
en ’’corps et en sang‘‘ du christ, malgré de nombreuses oppositions
(Raban Maure Evêque de Mayence en 820).
Chaque messe représente le fait de "re-sacrifier" le Seigneur, comme si le Sacrifice du Seigneur à Golgotha était insuffisant ou incomplet.
-> Impossibilité de recevoir le pardon biblique.

Au Moyen-Age : (+- du 5ème au 15ème siècle)

L’eucharistie est si intimement identifiée à la passion du christ,
qu’elle est considérée comme sa répétition.
L’eucharistie devient le moyen d’obtenir le pardon et la réconciliation avec le Seigneur Dieu Vivant pour ce qui concerne la vie éternelle.
L’eucharistie soulage les âmes du purgatoire (doctrine religieuse non biblique).

Les chrétiens ne sont plus invités à boire le vin et même à prendre le pain, sauf une fois l’an.
Pain et vin sont uniquement pour l’officiant sacrificateur prêtre.
A l’époque, on communie peu => Ainsi l’adoration de l’hostie commence à s’imposer pour devenir le culte du saint-sacrement.

Au 12ème siècle :

La coupe de vin est soustraite des mains des fidèles de peur que des gouttes de sang du Christ tombent à terre.

Au 13ème siècle :

Après 3 siècles de disputes, l’église romaine catholique adopte officiellement au 4ème Concile de Latran en 1215 la proposition de la transformation des éléments appelée doctrine de la ’’Transsubstantiation‘‘.

Doctrine religieuse non biblique :

Le pain et le vin changent de substance lors de la consécration et deviennent réellement la chair et le sang du christ.

Les fidèles vont assister à la messe et non plus participer A UN CULTE QU’ILS RENDENT A DIEU individuellement AVEC TOUS LES AUTRES.
Eucharistie = affaire du clergé pour et devant le peuple.
Cet enseignement non biblique mentionne que la prière de l’église, fait du prêtre le médiateur et l’ambassadeur (intermédiaire) du peuple chrétien auprès de Dieu (pensée non-biblique).
Le peuple chrétien prend 1 fois par an le pain.
Le repas du Seigneur n'est plus l'action de toute la communauté.

En 1415 :

Les laïcs religieux craignant Dieu, préfèrent ne pas risquer de verser du vin=sang par terre.
Les officiants prêtres considèrent comme leur privilège d’y toucher.
L’usage de la coupe de vin est interdit au fidèle par le Concile de Constance et ratifiée par le Concile de Trente.
Ensuite on dira que le Christ est tout entier chair et sang dans l’hostie.

Du 16ème siècle à aujourd’hui :

Un Retour à la Source Biblique, mais aussi à l'Etude de l'Histoire de l'Eglise Chrétienne et de ses pratiques à travers les siècles apportent un éclairage nouveau.
Les différentes Réformes chrétiennes… protestante luthérienne, calviniste, évangélique, pentecôtiste, apostolique… ramènent petit-à-petit la cène dans une pratique cultuelle plus sincère.
Mais il reste du chemin à parcourir avant qu’elle ne soit vécue de façon plus authentique, conforme à la Parole Biblique et pour suivre la Volonté du Maître.